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La Fondation Daniel Iagolnitzer (DIF), du nom de son fondateur (qui a travaillé dans le domaine de la recherche scientifique), a été créée en 1996 sous l'égide de la Fondation de France, principale institution francaise pour les actions culturelles et sociales. Elle établit des partenariats et attribue des subventions à différentes institutions, en donnant la priorité à des actions spécifiques, présentant un caractère original, principalement à ce jour dans le domaine scientifique.

Le montant des subventions distribuées par la fondation en 2005 est de 80 000 euros, ce qui la situe parmi les fondations de moyenne importance en France.

On trouvera ci-dessous un résumé de ses principales interventions.

Rapport le plus récent (2006-2011)

Les objectifs indiqués dans le rapport 2006 ont été poursuivis. Après 15 ans d'existence, la fondation continue à travailler sur la base d'un montant annuel de subventions compris entre 50 000 et 100 000 euros avec, de 2006 à 2011, la poursuite de deux axes prioritaires dans le domaine scientifique présentés dans les sections 1 et 2. Elle a poursuivi par ailleurs, de manière plus limitée, ses actions dans le domaine du droit international humanitaire et dans le domaine culturel (sections 3).

1) Science

Le prix Henri Poincaré parrainé par la fondation Daniel Iagolnitzer, en partenariat avec l'IAMP, Association internationale de physique mathématique a largement pris sa place parmi les grands prix scientifiques. Il est attribué tous les trois ans à trois ou quatre scientifiques éminents, soit pour l’ensemble de leur carrière soit pour de plus jeunes scientifiques pour une contribution scientifique exceptionnelle, lors du Congrès international de physique mathématique (Prague en 2009, après Rio de Janeiro 2006, Lisbonne 2003, Londres 2000, Brisbane 1997). Deux de ses lauréats, dont Cedric Villani en 2009, ont par la suite reçu la médaille Fields, équivalent en mathématiques du prix Nobel. Le montant pour chaque lauréat est de 10000 euros plus une statuette due à un sculpteur contemporain, les voyages et frais du séjour des lauréats pour participation au Congrès étant également couverts.

La fondation a poursuivi par ailleurs ses subventions annuelles au "Séminaire Poincaré" en physique théorique, dont l'intérêt et le succès se sont confirmés, et à différents colloques ou conférences, principalement dans le domaine de la physique mathématique et théorique, entre autres aux différents Congrès internationaux de l’IAMP ou à l’Ecole de physique théorique des Houches en France.

La fondation a poursuivi sa politique de subventions permettant la participation de jeunes scientifiques des pays en voir de développement à des conférences internationales ou à des visites en France. Elle a ainsi entre autres contribué aux actions du CICUP, Centre interuniversitaire de coopération avec les universités palestiniennes.

2) Science en Afrique

La fondation a continué à s’intéresser plus spécialement au développement de la science en Afrique. Elle a poursuivi ses subventions à la CIPMA, Chaire internationale UNESCO de physique et mathématiques appliquée, au Bénin, reconnue aujourd'hui de haute qualité et destinée à la fois à l'enseignement de haut niveau et à la recherche.

Elle a surtout fait un effort exceptionnel de plus de 100 000 euros pour la création d’un nouvel Institut africain de sciences mathématiques au Sénégal, qui devait être le pendant, en Afrique francophone, de l’AIMS d’Afrique du Sud auquel la fondation avait précédemment donné une subvention et qui s’est largement développé depuis. La fondation a été l’un des mécènes fondateurs de l’AIMS-Sénégal et en a en fait été le premier, permettant ainsi son lancement, même si d’autres sont venus par la suite avec des financements plus importants. L’AIMS-Sénégal a ouvert en septembre 2011 après une conférence organisée en collaboration entre l’APSA et le secteur des sciences de l’UNESCO en avril 2011 à l’UNESCO sur la science en Afrique, à laquelle la fondation a contribué pour un montant de 15 000 euros.

L’Institut était au départ destiné à contribuer, aux côtés des universités existantes, à la formation de scientifiques africains de haut niveau, dans le cadre d’une solidarité entre scientifiques. Plusieurs scientifiques français vont y enseigner.

Plus récemment, le fondateur de l’AIMS-Afrique du Sud, Neil Turok, a lancé un projet de création de 10 à 15 AIMS dans différents pays d’Afrique. En ferait partie l’AIMS-Sénégal qui perdrait ainsi son autonomie. La fondation souhaite très vivement que, quels que soient les besoins financiers, les principes de base, pour lesquels elle s’est engagée, de solidarité entre scientifiques et d’indépendance à l’égard des pouvoirs politiques ou financiers soient préservés.

3) Droit international humanitaire et actions culturelles

La fondation a poursuivi son partenariat avec l’ADIF, Association pour le droit international humanitaire, France, en subventionnant ses conférences internationales annuelles à Paris (dont celle de septembre 2009 qui a eu lieu dans la prestigieuse salle Victor Hugo au Palais-Bourbon) et les publications qui en sont issues et qui contiennent les textes de nombreuses personnalités.

Par ailleurs, la fondation continue de contribuer au Festival de musique des Arcs et à l’Association des Lauréats du Concours Général présentés dans notre rapport 2004. En particulier, les activités du Festival des Arcs se poursuivent avec un grand succès chaque année. Bien que modeste par rapport à d’autres, la subvention de la fondation n’est pas négligeable, avec par exemple une subvention de 4000 euros en 2010 en vue de la participation de l’astrophysicien Hubert Reeves, marquant les liens pouvant unir la science et la musique.